Quelle préparation physique faire avant une course de karting ?

Quelle préparation physique faire avant une course de karting ?

L’expérience dans la sphère du sport automobile a révélé que la quantité d’entraînement physique requise par chaque pilote pour exercer ses compétences techniques et de conduite varie considérablement. Certains pilotes semblent dépenser très peu d’énergie en conduisant, tandis que d’autres semblent épuisés à la fin de chaque course. Quelles sont les variables qui conduisent à une telle disparité dans la course ?

Certains facteurs endogènes sont fixes (ils ne peuvent pas être modifiés), tandis que d’autres sont modifiables (on peut travailler pour les modifier).

Facteurs endogènes variables

– Conditionnement physique

Il est clair qu’un pilote qui a pratiqué une activité physique pour se préparer à la course dispose de plus de ressources physiques qu’un autre qui ne l’a pas fait. Le conducteur qui a suivi un entraînement physique est capable de garder le contrôle de son véhicule sans dépasser sa limite d’épuisement physique, qui est plus élevée après s’être entraîné avant l’épreuve. Pour le pilote qui n’a pas suivi d’entraînement physique, les choses sont différentes ; il s’approche fréquemment de sa limite, ce qui affecte à la fois ses performances et sa confiance au volant.

– Aptitude technique à la conduite

Un conducteur compétent peut conserver une quantité importante de ressources physiques tout en exécutant sa compétence technique. Il a été démontré que cette compétence peut permettre au conducteur d’économiser jusqu’à 30 % de ses ressources physiques. Ceci démontre, entre autres, comment l’entraînement et l’exercice doivent être considérés ensemble lors de la préparation d’un conducteur : un conducteur qui a suivi toute sa formation « dépense trop » s’il ne dispose pas d’une habileté de conduite économique et gratifiante, et un conducteur qui manque d’habileté de conduite, s’il ne s’est pas entraîné et pratiqué, pourrait bien être incapable de maintenir le même niveau d’habileté de conduite tout au long de la course.

– Condition physique

Le fait d’être atteint de certaines maladies, même mineures, aiguës ou chroniques, constitue une entrave à la performance typique du pilote en course, l’obligeant à travailler davantage puisque ses organes et systèmes sont compromis.

– Structure

Une composition corporelle équilibrée en termes de masse maigre, de masse grasse et d’eau garantit des performances constantes. Lorsque la masse grasse est maîtrisée, il n’est pas nécessaire de surcharger une zone du corps qui se déplace pour soutenir les muscles, ce qui améliore l’économie de l’engagement physique en course.

– Nervosité

L’anxiété est la réaction émotionnelle à la perception d’un danger imminent. Parmi les « états d’alerte » figure également la tension musculaire, qui provoque une accélération du rythme cardiaque et un blocage du diaphragme, ainsi qu’une sensation de « papillons » dans l’estomac. La tension musculaire et le blocage diaphragmatique, quant à eux, sont les plus courants et peuvent avoir un impact négatif sur les performances. En effet, l’hypertonie du trapèze supérieur (la « fermeture » de l’épaule) rend tout mouvement des membres supérieurs moins efficace, et vous risquez de développer une raideur de la nuque ; une prise trop forte du volant peut entraîner une fatigue plus rapide de l’avant-bras, et un blocage du diaphragme peut entraîner une fatigue des muscles respiratoires, ce qui fait que moins d’oxygène parvient aux muscles périphériques.

Facteurs endogènes qui varient

– Structure biologique

Nous pouvons aborder le patrimoine génétique hérité en termes de structure morphologique, organique et perceptive. Ce que nous avons reçu de la nature est ce que nous avons assemblé pour obtenir des résultats. Il semble évident que le fait d’être trop grand oblige un conducteur à fournir plus d’efforts qu’un conducteur normal, que le fait de ne pas avoir un système cardio-pulmonaire efficace réduit la capacité de performance, et qu’un défaut dans les structures perceptives empêche un conducteur d’avoir la capacité de bien contrôler son kart en raison de la variété des informations nécessaires pour réaliser tous les gests techniques pour une conduite précise et ergonomique.

Aspects exogènes

– Les caractéristiques du véhicule

Les qualités du kart peuvent également obliger le conducteur à être plus attentif lors de la conduite, et donc à dépenser plus d’énergie. Si la directionnalité du pilote n’est pas parfaite, il devra redoubler d’efforts pour suivre la bonne ligne de conduite ; si le moteur est brusque, le pilote devra fournir plus d’efforts pour contrôler le kart lors de l’accélération ; et si le système de freinage n’est pas bien réglé, il devra changer son style de conduite.

– Les caractéristiques du circuit

Ce n’est pas seulement la forme qui influence la différence de travail nécessaire d’un circuit à l’autre, c’est aussi et surtout le matériau utilisé comme base. Par exemple, une surface de piste avec moins d’adhérence oblige le pilote à travailler plus dur pour contrôler son kart tout en le rendant plus craintif, ce qui entraîne tous les impacts mentionnés ci-dessus.

– La météo pendant la course

En raison du manque d’adhérence de la piste, une piste mouillée illustre les défis déjà évoqués. Le conducteur doit être plus sensible pendant la conduite, en prêtant une attention particulière aux informations en question et à la réaction de ses muscles à la tension, qui doit être plus tempérée et contrôlée. Ce sont ces conditions qui peuvent prendre au dépourvu les conducteurs inexpérimentés, plus enclins à éprouver une sensation physique d’anxiété déclenchée par le niveau de concentration requis.

– Caractéristiques des vêtements

L’ergonomie d’un vêtement, ainsi que la manière dont il maintient la température et l’humidité internes, ont un impact sur son niveau de confort. En ce qui concerne l’ergonomie, il est important de se rappeler qu’une combinaison de conduite confortable doit l’être à tout moment, même lorsqu’on est assis dans la voiture ; sinon, le corps devrait dépenser plus d’énergie et les muscles devraient travailler davantage pour maintenir la bonne position. Les conducteurs doivent pouvoir effectuer confortablement tous les mouvements nécessaires à la conduite ; les vêtements ne doivent pas être trop serrés autour de la taille pour ne pas empêcher le muscle diaphragme de remplir son rôle mécanique de respiration. Le contrôle de la température et de l’humidité est complexe car il nécessite d’équilibrer l' »entrée » de chaleur, qui est représentée par l’effort musculaire, le rayonnement et la chaleur de la piste, et la « sortie », qui est représentée par la ventilation et l’évaporation. Si les vêtements portés ne fonctionnent pas efficacement, ils créent une barrière à la thermorégulation du corps, ce qui entraîne de la fatigue puisque le système demande plus d’efforts pour disperser la chaleur.

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